Le développement durable des centrales à bois remis en question

Un rapport publié récemment (avril 2026) dans “Nature Sustainability” démontre, qu’en produisant de l’énergie avec le bois des forêts existantes, il faudra des décennies pour arriver à des émissions négatives. Les scientifiques ont expliqué que la plupart des émissions associées à la combustion du bois sont générées avant même que le bois arrive à la chaudière.

En plus, comme le bois est moins éfficient que le gaz fossil, il peut générer deux fois plus de carbone par unité d’énergie produit que le gaz.

Tim Searchinger, chercheur principal à L’Université de Princeton, qui a mené cette étude, conteste vivement les subsides versés par nos gouvernements pour encourager l’utilisation du bois comme combustible, avec ou sans la capture de carbone.

Il estime que cette ruée vers le bois de nos forêts va augmenter considérablement les émissions de gazes à effet de serre, et même, étonnement, qu’il serait préférable ne rien faire de ce bois.

Selon lui, il faudrait changer les lois qui présument érronément que le carbone émis de la combustion du bois pour produire l’énergie n’a pas d’incidence sur les émissions de gazes à effet de serre.

. Comme il ne libère que la quantité de CO2 extraite de l’atmosphère auparavant, le chauffage à bois était considéré par le passé comme combustible neutre en carbone. Ce n’est plus le cas actuellement.

Aujourd’hui, l’objectif est avant tout de capturer le CO2  le plus longtemps possible. « La pyrolyse du bois est donc une alternative intéressante à la simple combustion. La matière première est alors transformée en électricité et en chaleur. De plus, il se forme du charbon végétal qui fixe à long terme une partie du carbone libéré. »

Quand même la pyrolyse, tout comme le gazéification du bois, (comme récemment mis à l’enquête à Crans Montana), s’il permet une utilisation du bois plus éfficiente, libère une quantité de particules et de gaz toxiques, pour ne pas parler des cendres, bourrées de métaux lourds.