Bienvenue à Cadvillars

Le projet d’une centrale de chauffage à distance que la commune d’Ollon a décidé d’installer sur le parking du Rendez Vous a suscité beaucoup d’émoi et d’étonnement parmis les habitants.

Ce parking, hiver comme été se trouve au plein centre de la vie touristique de la station. En effet le Plan Directeur Régional (PDR) a placé la télécabine et son parking dans le “coeur de village”.

Villars a bien entamé sa mue vers un tourisme « quatre saisons », comme témoigne la foule joyeuse récemment montée pour acueillir l’étape finale du Tour de Suisse.

Pogacar à l'arrivée

Une belle image pour notre station…. mais ce serait nettement moins jolie avec la cheminée de 23m de la centrale CAD crachant sa fumée! Ce sera difficile alors d’attirer de grands évènements sportifs sur un terrain aux allures de zone industrielle, avec trafic de gros camions plusieurs fois par jour et aussi la nuit.

Marlen Reusser à Villars remporte le Tour de Suisse

Ici juste après sa victoire, Marlen Reusser se récupère à l’ombre des arbres qui n’y seront bientôt plus, remplacés par la centrale CAD!

Bien d’autres stations touristiques de montagne ont opté pour un CAD, mais sans exception, et pour des raisons évidentes, tous ont mis leur centrale à la périphérie du village, tout en faisant plusieurs études pour évaluer différentes solutions selon les besoins.

Il est donc incompréhensible que la commune d’Ollon, dont les revenus proviennent principalement du tourisme du plateau, ses écoles privés, résidences secondaires et les nombreuses entreprises actives dans la station, se tire une balle dans le pied avec un projet aussi mal réfléchi et déjà obsolète avant construction.

Chauffage « d’appoint » au mazout, ce n’est plus d’actualité en 2026!

Un CAD qui ne produit pas d’éléctricité pour les prochaines années, c’est aussi problématique.

Et négliger de connecter le CAD aux sources de chaleur gratuites comme la patinoire, le fitness ou les écoles? Ca n’a aucun sens. Avant même de faire un bilan crédible des besoins et des atouts énergétiques sur le plateau, sans considérer d’autres solutions, et surtout sans consulter les habitants, la commune d’Ollon a tout mis en oeuvre pour faire passer à la hâte et en douce ce projet malheureux au seul bénéfice d’un hôtel de luxe. Un CAD, ça se construit avec la population, pas dans son dos!

(Voir à titre de comparaison, comment se sont pris d’autres villages de montagne)

Ce CAD, glissé dans les nouveaux plans d’amenagement (le Pacom) sans aucune explication, n’est même pas compatible avec les plans d’affectation en vigueur actuellement. La cheminée imposante de 23m va dominer la place dénuée de ses arbres. La commune nous dit que la centrale implique la suppression de seulement six places de parc. C’est faux. Il y aura 90 places supprimées, avec les conséquences que les riverains malheureusement ne connaissent que trop bien.

Ce premier project d’envergure pour le climat à Villars ce n’est que de la poudre aux yeux pour le développement durable, et c’est d’autant plus grave que la municipalité n’a jamais communiqué honnêtement avec les habitants, ni soumis le projet à l’approbation du Conseil Communal.

C’était seulement en juin 2024 que le Conseil a été sollicité pour céder une partie du parking du Rendez Vous à Romande Enérgie pour construire la centrale, dite « à bois local ». Or, à cette présentation, les statistiques concernant le bois disponible sur la commune d’Ollon, étaient largement dépassées, car datant de 2008!

Ainsi devant le Conseil Communal, la commune prétendait que 90% du bois nécessaire à la centrale sera fourni par la commune. C’est faux. La commune ne pourra fournir que moins de 30% du bois nécessaire (y inclus les plaquettes vertes plus polluantes et qui devraient être écartées).

Selon les données de 2025, le Canton de Vaud déjà souffre d’un déficit de 9% de bois de forêt disponible pour le chauffage, donc le bois pour la centrale de Villars viendra principalement du Valais.

La commune d’Ollon aura l’obligation légale de compenser ces « importations » par de nouvelles plantations. A notre connaissance la commune n’a toujours pas élaboré de programme pour remplacer ces arbres.

Le rapport d’impact de Romande Energie nous assure que tout le bois nécessaire au CAD sera « local », car fourni par les forêts dans un rayon de 25km de la centrale. Dans ce rayon se trouvent beaucoup d’autres centrales, aussi alimentées par le bois local. Déjà à Martigny, on parle de pénurie de bois et l’augmentation des prix en conséquence. D’ailleurs il faudra plusieurs décennies pour compenser tout ce bois brûlé en comptant sur de nouvelles plantations.


Dans un rayon de 25km de la centrale de Villars, on trouve les centrales à bois de Montreux, Vevey, Château-d’Oex, Rougement, Lauenen, Gsteig, Savièse, Sion, Veysonnaz, Nendaz, Bovernier, Martigny, Salvan, Finhaut, Champéry, Morgins et St, Gingolph. Même s’ il y avait assez de bois pour tous (ce qui n’est pas le cas actuellement), l’acheminement du bois jusqu’à Villars implique de très nombreux poids lourds parcourant d’énormes distances Le rapport d’impact de Romande Energie tout simplement ne tient pas compte de toutes ces émissions supplémentaires.

La Commune d’Ollon va droit dans le mur en fonçant sur la pollution en plein centre de la station, les nuisances sonores de jour comme de nuit. Les innombrables passages de camions à travers nos hameaux vont non seulement empoisonner la vie des riverains mais aussi faire fuir les touristes et les écoles privées dont notre station dépend.

Ce projet n’a aucun intérêt public mais semble très bien s’accorder avec le marketing du Villars Palace.

Le Villars Palace a un gros problème. Pour attirer une clientèle aisée et avertie, il faut absoluement se montrer à la pointe, vanter ses efforts pour lutter contre le rechauffement climatique (dont Villars souffre toujours plus avec sa manque de neige naturelle).

Pourtant, le bâtiment VP est très mal isolé, et le mettre aux normes actuelles non seulement coûterait une fortune, mais détruirait tout son charme! D’où l’idée de faire subventionner ses énormes factures de chauffage et eau chaude par la collectivité.

L’idée géniale du Villars Palace serait que la population de Chesières (surtout) auraient à subir la pollution, le bruit, les nuisances et les coûts d’une centrale dont les habitants ne bénéficient pas, juste pour que le VP puisse continuer à jeter l’argent par les fenêtres (littéralement!), et faire de cette centrale un argument publicitaire écolo, pour un établissement fermé au moins trois mois à l’année, dont le futur est incertain, et qui installe la clim alimenté en électricité (pas produit par le CAD) pour le confort de ses hôtes.

Sa clientèle cossue pourra dormir sur ses deux oreilles en se leurrant des effets de leurs émissions sur le climat, et sans jamais être incommodée par les immissions de particules ultra fines à l’autre bout du village.

Le Villars Palace ainsi a réussi le pari de faire passer son projet promotionnel pour un bien public.

Le projet CAD « pourrait » éviter l’émission de 4750 tonnes de CO2/an dans l’atmosphère. C’est à dire qu’il faudra mille ans pour Villars de compenser les émissions des deux premières semaines de la guerre en Iran! Si on tient vraiment au climat, mieux vaut faire son lobbying à Washington plutôt qu’à Ollon!

A Villars, on ne peut pas se permettre de faire fuir les écoles et une clientèle fidèle depuis toujours, au bénéfice du VAR, qui n’est pas rentable, ouvert que neuf mois maximum à l’année et parfois moins, et dont l’existence dépend entièrement des caprices d’un milliardaire

Le développement durable des centrales à bois remis en question

Un nouveau rapport publié en avril 2026 dans “Nature Sustainability” démontre, qu’en produisant de l’énergie avec le bois des forêts existantes, il faudra des décennies pour arriver à des émissions négatives. Les scientifiques (parmis lesquels des américains, chinois et britanniques) ont expliqué que la plupart des émissions associées avec la combustion du bois sont générées avant même que le bois arrive à la chaudière.

Il faut aussi admettre que le bois est moins éfficient que le gaz fossil, et peut générer deux fois plus de carbone par unité d’énergie produit que le gaz.

Tim Searchinger, chercheur principal à L’Université de Princeton, qui a mené cette étude, conteste les subventions versés par nos gouvernements pour encourager l’utilisation du bois comme combustible, avec ou sans la capture de carbone.

Il estime que cette ruée vers le bois de nos forêts va augmenter considérablement les émissions de gazes à effet de serre, et même, étonnament, qu’il serait préférable de ne rien faire de ce bois.

Selon lui, il faudrait changer les lois qui présument érronément que le carbone émis de la combustion du bois pour produire l’énergie n’a pas d’incidence sur les émissions de gazes à effet de serre. Ces émissions vont fortement augmenter dans le décennies à venir. Pour mitiger au long terme, il faudrait replanter, avant même que les forêts soient abattues, mais à Villars, on veut bien abattre sans avancer des projets pour remplacer les forêts disparues! Et ceci sans compter que nos forêts jouent un rôle primordial en stabilisant les sols contre les glissements de terrains, qui sont malheureusement trop fréquents sur notre commune.

A Villars, c’est le VAR qui décide!

Il faut reconnaître que ces dernières années, les investissements du VAR ont beaucoup contribué à la vitalité d’une station dont le moteur économique était principalement soutenue par la construction, les écoles et le tourisme. Pourtant ce n’est pas une raison de laisser dicter notre stratégie énergétique par ces « nouveaux barons de Villars-sur-Ollon » comme les décrit la presse.

Depuis quelques années, le Villars Alpine Resort (VAR) a installé un chauffage à distance mobile (apparement à bois) mais aussi souvent alimenté uniquement par le gaz, sur son terrain. Le VAR cherchait là un argument de marketing très à la mode, et même avant les rénovations du Palace, il avait déjà prévu d’alimenter leur bâtiments par un CAD fixe. Trois études de CAD ont été menées avant les rénovations en 2020, et ce n’est que deux ans plus tard que la commune a réalisé son « Plan Directeur Communal des Energies » dans le but évident de justifier une décision déjà prise par le plus gros investisseur de Villars de l’époque!


C’est d’autant plus décevant que les fonds qui alimentent le VAR proviennent pour la plupart de Mercuria, actif dans le négoce des combustibles fossiles et métaux.

Mercuria a profité de l’intervention de Trump au Venezuela et en Iran.

En 2025, Mercuria a fait des profits de $1.3 milliards et n’a payé que $1million d’impôts.

Les actionnaires de Mercuria, dont M. Dunand, l’investisseur derrière le VAR, ont tiré une dividende de $1.87 milliards en 2025. ($5 milliards dans les dernières 5 ans).

Mercuria a aussi bénéficié de la fermeture des detroits de Hormuz en tirant profit de la volatilité du prix du pétrole, du gaz et des métaux.

Evidemment la commune d’Ollon ne peut pas tenir tête à ce colosse, et les intérêts des habitants de la station passent en dernier.

« 6M+ Barrels of oil equivalent commodities traded daily

1,700+ TWh of gas and power traded per year »

A côté, la consommation énergétique du centre de Villars sur Ollon paraît franchement dérisoire.

Sur la photo (à droite), le président de Mercuria, (dont le secteur pèse pour 9% du PIB suisse) M. Daniel Jaeggi, faisait parti du « Team Switzerland » accueilli par Donald Trump à la Maison Blanche.


La construction au parking du Rendez-vous de cette deuxième centrale du VAR avec sa cheminée de 23 mètres, aura un impact considérable sur la qualité de vie des habitants de Villars/Chesières.

Il y a pas si longtemps, ce parking était censé être la « carte de visite » de notre station.

La commune a même amenagé un chemin pédestre partant de la télécabine jusqu’à la patinoire/piscine/village pour promouvoir la mobilité douce dans la station. Ce chemin se trouvera obstrué déshormais par le CAD.

En hiver, les jours de grande affluence, 15 000 personnes viennent skier sur le domaine de Villars-Gryon-Les Diablerets. Beaucoup de skieurs montent chez nous pour la journée et se garent sur le parking du « Rendez-vous ».

En été, ce parking accueille des évènements sportifs et des manifestations diverses. Toutes ces animations s’inscrivent dans la vision de notre commune de faire de Villars une destination touristique « quatre saisons ». On avait des expositions de voitures anciennes, le jumping, le concours de grimpe, etc, etc..

Les touristes affluent chez nous pour profiter de l’air pur, et pour faire du sport dans un cadre magnifique, sous un ciel bleu et…. dégagé.

Accueillir nos hôtes avec une cheminée de 23m crachant de la fumée en continu n’a aucun sens. Il y va de l’image même de la station. Une bonne réputation se perd qu’une seule fois!

L’économie de Villars Chesières dépend du tourisme et des écoles privées, donc on ne pourrait jamais se permettre les émissions (pas toujours très sympas!) sur une place en plein milieu des écoles, de petits chalets, et de résidences sécondaires et où on accueille de nombreux touristes à la journée.

Quant à l’utilité de cette centrale pour Villars Chesières, ça reste à prouver. Je vous conseille de jeter un coup d’oeil sur le site des cantons qui explique très bien les enjeux de ces centrales qui poussent un peu partout comme des champignons.

Selon les explication des cantons, un chauffage à distance (CAD) est au bon endroit :

  • S’il est intégré à la planification énergétique territoriale (A Villars, c’est NON)
  • S’il remplace des installations polluantes et/ou émettrices de CO2 (mazout, gaz, chauffage électrique, bois) et permet un gain d’énergie sur l’ensemble du réseau. (A Villars, ça reste à prouver)
  • S’il permet de valoriser des rejets de chaleur produits dans tous les cas (rejets industriels, usine d’incinération des ordures ménagères). (A Villars, c’est NON)
  • Si la densité de bâtiments raccordés est grande. (A Villars, c’est NON selon les cartes Cantonales)
  • S’il prévoit de s’adapter à l’évolution des énergies renouvelables (géothermie, gaz de bois, biogaz).(La réponse à Villars, c’est toujours NON)
  • Si ses conduites sont très bien isolées et si ses pompes de circulation ont un très bon rendement (classe A). (A Villars, ça reste à prouver)
  • Si, par son abondance de chaleur à distribuer, il ne démotive pas le processus d’assainissement des bâtiments (meilleure isolation) et leur équipement avec des installations solaires. (A Villars, le but de la centrale c’est justement de chauffer les passoires énergétiques comme le Villars Palace et d’autres bâtiments vétustes.)

TRÈS VITE ON CONSTATE QUE LE CAD DE VILLARS N’EST PAS AU BON ENDROIT!!

Actuellement on ne dispose pas de données pour montrer un quelconque intérêt public pour ce projet. La commune nous explique que ces données « ne sont pas transmissibles car elles sont confidentielles 

C’est quand même incroyable, car sûrement l’essentiel pour un réseau de chauffage à distance c’est de communiquer les plans bien en avance afin d’attirer le plus de consommateurs possible!!

Pire, il apparaît que beaucoup de nouveaux bâtiments de luxe liés au syndique, M. Turrian, et un membre du conseil communal vont bénéficier des canalisations les reliant au CAD. Pourtant ces bâtiments devraient être à la pointe en ce qui concerne l’isolement et conservation de chaleur. Ils n’auraient pas besoin du CAD pour réduire leurs émissions de CO2.

Contrairement aux autres stations de montagne disposant d’un CAD, à Villars, ceux qui rejettent de la chaleur (par ex; la patinoire, le centre sportif et les écoles) ne seront pas connectés au réseau CAD. Il n’y a pas de logique à exclure des sources de chaleur gratuites! La plupart des communes se soucie avant tout de relier au CAD leurs bâtiments publics. Or, il n’y a aucun bâtiment public dans les parages du CAD qui pourrait facilement s’y trouver connecté. Il faudrait de nombreuses années pour négocier les passages de canalisations sous des terrains privés.

A Villars jusqu’ici le projet CAD n’a toujours pas été examiné, discuté ni voté par le Conseil Communal, qui pourtant a approuvé des millions de francs pour poser les conduites, qui peut-être ne serviront à rien.

L’octroye de nouveaux permis de construire à proximité du CAD déshormais dépend de la volonté du demandeur de lier son bâtiment au CAD. C’est du chantage. Les habitants se trouveront liés à un système de chauffage qui sera bientôt dépassé, (le canicule monte chaque année et le CAD ne pourra jamais nous refroidir!) et sans aucune maîtrise sur les coûts.

Mais c’est quoi un chauffage à distance?

Cette vidéo désopilante de la TSR nous met un peu d’ambiance!


Morgins

Le projet CAD de Villars aura la même puissance que celui de Morgins. Pourtant la centrale de Morgins est approvisionnée en bois local, se trouve en périphérie de la station et a été conçue pour minimiser l’impact visuel et sonore.

A Morgins, l’intérêt principal de la centrale était de remplacer des chaudières à mazout, mais dans les zones du réseau du CAD de Villars, la principale source d’énergie est le gaz. qui, d’après des études récentes serait moins nuisible pour le climat que le bois.

Sur la commune d’Ollon, la consommation de gaz reste assez stable car la consommation en 2020 était presque inchangée depuis 2016.

Pour l’approvisionnement en bois, Villars n’est pas comparable à Morgins, car ici il n’y a pas suffisamment de bois local. RE relève dans son rapport que le CAD de Villars aura besoin de 11GW/an de plaquettes de bois. Cependant la Commune d’Ollon ne peut que fournir 3.17GWh/an de plaquettes sèches et 1.26GW/an de plaquettes vertes, dont une partie sert déjà à fournir les chauffages communaux du Bruex et le Collège d’en Haut.

Donc, dans les meilleures conditions, (et c’est loin d’être gagné!) seulent un tiers du carburant du CAD serait vraiment « local ». En plus, ce bois serait mieux là où il se trouve actuellement (voir plus haut le rapport de « Nature Sustainability »).

De ce fait, on aura encore des émissions de CO2 (pas comptabilisées) par l’acheminement du bois, avec en plus de l’incertitude quant aux disponibilités du bois et son prix.

Le site des services cantonaux de l’énergie et de l’environnement explique très bien les enjeux, et les cas où le chauffage à distance serait pertinent. Tout d’abord il faudrait une population étouffé et stable, ce qui ne semble pas être le cas ici. Mais jugez plutôt par vous-même.


cadvillars.ch est édité par Gill Nieuwland à Chesières.

Je tiens à remercier de tout coeur les nombreuses personnes qui nous soutiennent, ici à Villars/Chesières/Arveyes, un peu partout en Suisse et beaucoup aussi à l’étranger.  Vos avis et vos conseils sont très appréciés! 

info@cadvillars.ch



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